Frozen a décongelé mon coeur d’enfant.

Hey les gens !

J’me sens étrange là de suite. Parce que j’me trouve dans un endroit merveilleux à propos duquel j’aurais aimé écrire des pages. Mais le fait est que ce serait tellement long, que je pense me le réserver pour un autre temps. Et je vais juste faire part d’un avis que je compte partager depuis maintenant bien un mois.

A propos de quoi me direz-vous – ou pas, vu que c’est écrit dans le titre – eh bien à propos du dernier Disney, intitulé « La Reine des Neiges » en français, ou « Frozen » en VO.

J’ai vu ce film y’a quelques semaines maintenant, à Melbourne en VO. J’y suis allée sceptique disons. J’ai toujours adoré les dessins animés certes, mais bon… Un ènième film d’animation avec une reine du froid, des cristaux et d’la neige… Bouarf… J’me disais « ça va être du Narnia bis, ou truc du genre »… Et puis surtout, depuis pas mal d’années déjà, je n’avais plus vibré pour un Disney. J’veux dire, certes, les derniers Pixars/Disney m’ont faite chialer, rire, et m’ont émerveillée pour la plupart d’entre eux, mais rien de comparable à ce que j’ai ressenti la première fois en voyant Le Roi Lion ou Aladdin… Mais je me disais que cette sensation, je ne la retrouverai plus jamais quoi qu’il arrive, car elle n’était finalement due qu’à mes yeux d’enfant, ma naïveté et ma candeur d’antan.

Mais bon ! J’avais besoin d’une dose de mièvreux, donc je m’en suis allée voir le dit film. En plus c’était mardi, donc que 13$ la séance, et pis j’l’ai vu dans des gros « bean bags », genre des gros poufs posés. C’était ma première fois, c’était fun !

On arrive au ciné, A. et moi, et très vite, les premières notes de « Je voudrais un bonhomme de neige » (« Do you wanna build a snowman ? ») retentissent. Et là j’me dis : « Allé, encore un Disney qui va faire genre ça chante comme avant, mais ça va être pourri… », et ma pensée est aussitôt succédée par celle de mon voisin qui lance « Allé c’est bon, si c’est un Disney avec des chansons ça va m’gaver direct ! C’est pourri c’est plus comme avant depuis lontemps, avoue !… »

Ellipse temporelle je vous prie. 

Ça fait donc, je dirais, un mois et demi que ce que je viens de décrire a eu lieu, et, à l’heure où je vous parle :

J’ai téléchargé la BO édition spéciale full qualité dès mon retour à la maison après le ciné,

Je connais par cœur (aux intonations près) toutes les chansons du film,

Je me suis passée en boucle la chanson principale « Let it Go » je dirais plusieurs centaines de fois, dans différentes langues (big up aux versions japonaises et anglaises quand même!)

J’ai dû écouter à peu près 58 types de reprises différentes sur Youtube, pour chaque chanson du film,

Et j’ai dû convaincre une dizaine d’amis à moi de voir le film, qui eux-même à leur tour sont devenus fan.

Et le dit voisin qui disait « Oh, non, pas encore une vaine tentative de Disney qui chante ! » connait peut-être mieux les chansons que moi à l’heure actuelle.

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Tout ça pour dire que ce film est, à mon humble avis, un super, super Disney.

Avec une histoire plutôt banale, déjà entendue puisque issue de la plume d’Andersen, ils sont arrivés pour ainsi dire à raviver en moi l’émoi que j’ai pu ressentir il y a très, très longtemps pour d’autres dessins animés. Alors certes, pour Frozen, ça n’est pas que le dessin animé ou l’histoire en soi, la musique y est pour grand chose (elle y est toujours pour grand chose dans mon choix de films quoi qu’il arrive) ; mais qu’importe. Ce truc m’a faite vibrer comme quand j’étais gamine, et encore à l’heure qu’il est. Du genre des frissons que j’ai au passage musical où Timon, Pumba et Simba traversent le pont en scandant « Hakuna! Matata! », ou quand Jasmine dit qu’elle « ne peut plus retourner d’où elle vient », ou même quand les 5 muses gospélisent sur De Zéro en Héros.

Et pour ça, je suis infiniment reconnaissante envers Chris Buck, Christophe Beck, Idina Menzel, l’univers, le cinéma de Melbourne et les réductions du mardi soir qui nous ont poussés à prendre l’air ce soir-là. Parce que l’émotion que me procure cette bande originale cul-cul-la-praline et girly à souhait m’a prouvée que ce que je ressentais jadis n’était pas cloisonné et cantonné à mon enfance, mais qu’il était bel et bien possible que je ressente ça à nouveau maintenant que je suis une adulte presque responsable et théoriquement désillusionnée par les choses de la vie :D. Je sais que beaucoup d’entre vous diront qu’ils sont convaincus qu’on ne perd jamais vraiment son âme d’enfant, et je le pensais l’espérais aussi, mais parfois j’ai des doutes, et ça me fait peur.

Donc quand quelque chose d’aussi anodin qu’un dessin animé full commercial et bateau que ça, refait un jour battre mon cœur de nouveau, bah ça m’rend follement heureuse et pleine de joie ! Un peu comme quand on a vécu une rupture bien trash, qu’on se sent vide et neutre, et qu’un jour on retombe sur quelqu’un qui nous fait courir le sang dans des parties du corps dans lesquelles on savait même pas qu’il passait, le sang.

La joie et l’enthousiasme pour des détails sont toujours là, on est cons d’en douter des fois. Mais c’est normal, la vie nous joue des tours parfois. Alors, quand c’est comme ça, hésitez pas à aller vous piquer les parties sensibles avec des aiguilles de trucs touchants, ça rappellera à votre cerveau que vous êtes et serez toujours capable de grimper au rideau, et plus encore.

Love is a open door 😉

 

p.s. : rappelez-moi de vous raconter là où je suis en ce moment, pour encore vous expliquer à quel point l’amour existe encore sur cette planète, comme dirait Céline. Ayant décidé de vivre le « rêve australien » en bonne et due forme, j’ai déguerpit de Melbourne en van avec 2 acolytes belges y’a bientôt 3 semaines, et alors que nous étions pour ainsi dire à la rue et sans le sou en arrivant sur la côte ouest (bien fait pour nous!), on a trouvé sur CouchSurfing un groupe de gens ok pour nous héberger quelques nuits les belges et moi. Mais outre un toit, une douche (une maison immense, un trampoline, une piscine, un jacuzzi, une table de billard, une super cuisine, des surfs et des vélos, oui, c’est le fun), on est surtout tombés dans la Maison Bleue Californienne de Maxime Leforestier, version ouest Australien. Hier, S., qui rejoignait la coloc à son tour me dit « Qu’est-ce que je fais quand j’arrive ? Je sonne ? », et je me suis surprise à lui répondre « Non non, viens à pieds, tu verras, c’est grand ouvert, tu auras pas à frapper, je crois même qu’il n’y a pas de clé :). » 

C’est une baraque immense loué par 7 vingtenaires/trentenaires. La plupart sont australiens, un est allemand, l’autre est français. Certains sont étudiants, d’autres ingénieurs dans les mines de la région, une est chef dans un restaurant asiatique, et la dernière serveuse dans une brasserie réputée de la ville. Et, à tout ça, vous ajoutez une dizaine de « couchsurfers », c’est-à-dire de voyageurs comme nous, de passage, en roulement permanent. On peut profiter de tout ici, « gratuitement », et piquer dans la bouffe ; qu’importe, tant qu’on rachète de quoi remplacer, qu’on fait partager nos spécialités culinaires respectives, qu’on nettoie un peu et qu’on respecte l’espace vital de chacun. On paye en donnant de soi, de son expérience, et en partageant nos vies. Ça n’a rien de hippie, y’a pas de drogue, quelques bières tout au plus. La maison est super propre, et sans cesse remplie de gens de tous types. Artistes, étudiants, travailleurs, jeunes, moins jeunes, garçons, filles… Bref, superbe expérience, qui pour moi durera jusqu’à la fin de la semaine je crois, le temps que je trouve un travail dans la région. C’est ça, que j’étais venue chercher dans ce pays, c’est ça que je cherche en voyageant. Enfin 🙂

Belle journée les gens !

2 commentaires


  1. Haha j’adoooooore ce post! Et si ça peut te rassurer, je fais aussi partie de la team des cul-cul la pralines qui ont écouté 1000 fois Let it go! Maintenant, je me la pète à la chanter en anglais, c’est le phénomène Australie ;p
    Ton écriture est hypra rafraichissante, je kiffe!!!

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    1. Merci de me faire me sentir moins seule. Merci, vraiment 😀 <3

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