Le voyageur, magicien de l’espace-temps

DSC_0186 (4)Amis lecteurs,

Je voulais vous dire que je m’en allais. Encore.

Enfin… Je quitte Melbourne. Ayé. Accompagnée de 2 acolytes belges une fois.

Alors que j’avais un appart’ chanmé, un VTT tout crabouille mais costaud, des colocs hypra sympas, un travail bien payé, dans un resto tout neuf et déjà réputé, sur un rue hyper passante d’un des quartiers les plus fréquentés de Melbourne en été, près de la plage, proposant des plats végétariens certes dénués de viande, mais foutrement délicieux et copieux, et où je suis rapidement devenue amie avec la plupart de mes collègues, tous plus géniaux les uns qu’les autres, et venus du monde entier…

Bah j’ai senti qu’il était temps d’essayer l’ouest du pays. Alors que j’avais tout ce que je pensais me suffire pour être épanouie et heureuse, à savoir un confort matériel et financier, le tout empaqueté d’un super groupe de gens, j’ai réalisé comme toujours, que le temps m’était compté, et qu’il me fallait vite vite aller explorer le reste du continent avant de devoir remettre les pieds dans le pays ou, visiblement, antisémitisme et adultère font rage en ce moment (selon les thèmes les plus récurrents de vos posts facebook, compatriotes).

Car oui, je risque de remettre les pieds en France plus tôt que prévu. Ceux qui en sont les raisons sauront pourquoi 🙂

J’avais dit que je resterai en Australie si vraiment j’y sentais un avenir prometteur, tant professionnellement qu’au niveau de mon simple feeling en tant qu’habitante de ce pays. Mais, à mon grand étonnement, poser les pieds en Océanie ne m’a pas encore fait vriller le coeur comme le Canada avait pu le faire. Alors certes, je ne suis pour l’instant restée qu’à Melbourne. Il m’est donc absolument impossible d’émettre un jugement en connaissance de cause… Néanmoins, je me rappelle qu’à mes premiers pas dans Vancouver, déjà, je sentais le petit quelque chose, que je ressens encore aujourd’hui lorsque je me remémore les moments à la con passés là-bas, type quand je rentrais de mes courses à Safeway, que je prenais le skytrain jusqu’à Granville et que je remerciais toujours le clochard qui tenait la porte à tous les gens sortant de la station en culpabilisant de ne jamais lui donner une pièce, ou même quand j’allais manger des sushis à volonté à Tanpopo, le dimanche, avec mes amis et ma gueule de bois. Là-bas, y’avait LE truc. Ici, je l’ai pas. Et cela ne me rend pas triste, non ! Simplement, je suis intriguée…

Somme toute, Melbourne, Vancouver… Ce sont deux grandes villes, chacune dans un grand pays, en bord de mer, vertes à souhait, où les gens sont assez sympathiques et détendus… Chacune de ses villes disposent de son centre ville rempli de buildings en concours de hauteur, chacune dispose aussi de ses petits quartiers excentrés mais pas trop, où l’on se sent comme à la campagne, mais pas trop non plus. Fitzroy est à Commercial Drive ce que St Kilda est à English Bay pourrait-on dire. Tout l’monde parle anglais, mais le melting pot est immense, et on se sent aussi peu étranger que parfaitement intégré dans un florilège de différentes couleurs de peau, de faciès, d’aspects capillaires, morphologiques et que sais-je encore.

Oui, mais non.

 

Aussi, je pars à la conquête de l’ouest, dans le passé, car il sera là-bas 3 heures de moins.

A bientôt sur l’autre rive _o/

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