Quand t’auras un « vrai boulot ».


Bonjour à tous, amis et amies. Ça doit faire genre 3 mois que j’ai pas écrit d’article, par manque de temps, et aussi parce qu’on m’a dit que j’écrivais trop, et qu’on s’en tapait de c’que j’pensais. Alors après un coup de mou je remonte en selle, et j’ai envie d’dire que ceux qui s’en fichent, j’leurs tiens pas un katana au dessus de la nuque pour qu’ils lisent. J’écris pour les tordus qui se posent les mêmes questions tordues que moi. ENTRE TORDUS ON S’AIME \o/ Voilà donc ça c’était le paragraphe inutile, maintenant voici le sujet. J’ai nommé :

LA VIE \o/ !

Bah ouais. J’trouve que c’est bien d’écrire un article sur la vie. C’est bien vague, et bien flou comme sujet nan ?

(par pitié ne fermez pas la page, je vous assure ça devient intéressant après, on va parler de boulot, d’enfants, de maison, d’animaux domestiques RESTEZ J’VOUS DIS !!!!!!!).

Alors, quelle vie me direz-vous ? Eh bien je vais être d’autant plus philosophe et poétesse : le sens de la vie.

C’est-à- dire qu’en fait, plus le temps passe, plus la vie passe, plus on réalise qu’on a un (ou des) but(s) dans la vie. Enfin… On a toujours tous eu des buts, vous m’direz… Par contre j’ai l’impression que souvent, ce sont des buts qu’on nous a mis en tête, et pas des trucs qu’on veut vraiment soi-même profondément. Genre avoir un super travail, ou réussir ses études, ou trouver un super mari, ou faire un enfant, ou acheter une super maison !…

Qu’on soit d’accord : quand je parle de but, j’entends quelque chose que l’on vise précisément et sur lequel on est tellement concentré que l’on a tendance à négliger tout ce qui se trouve entre l’instant présent et l’instant T, instant de réalisation du dit but. Si bien que t’as envie que le temps passe plus vite (et que du coup il semble durer le triple) et tu fais un peu moins attention à tout ce qui n’est pas le but.

Quand j’étais gosse, mon but c’était d’avoir des bonnes notes pour faire plaisir à ma mère, et surtout pour pas me stresser à être moins bonne que les copains et me sentir nulle. Parce que comme je suis hyper-feignante, les contrariétés ça me fatigue. Alors je les évite à maximum.

Et puis mes autres buts, c’étaient les voyages. A chaque fois que je savais qu’on avait un voyage prévu, avec ma famille, ou bien à l’école, que ce soit en Europe ou plus loin, j’étais folle d’excitation, je fantasmais et m’faisais des films sur ce qui allait se passer, à n’en plus dormir 10 jours avant la date du départ (et pareil en revenant – j’me rappelle même que je pleurais la nuit pendant des jours de tristesse d’être rentrée). Les voyages, ça a toujours été mon truc en fait. Des petits allers-venus dans mon village Corse à mon premier gros voyage, la Floride, quand j’avais 10 ans, j’ai toujours été transcendée par tout ce qui à trait aux mouvements à grandes envergures de mon corps sur cette planète.

Mais très vite, j’dirais dès l’adolescence, à par ceux-là, je me suis rendue compte que j’avançais sans buts dans la vie, contrairement à bien d’autres gens. Du moins, j’avais pas UN but FUTUR fixe, un point au loin que je fixais sans le lâcher du regard et en dégageant tout sur mon passage pour y parvenir.

Non. Je me suis rendue compte que j’avançais pour être au mieux au jour le jour, sans trop penser au lendemain et aux conséquences des choses (ce qui peut poser problème quand on vit dans une société comme la nôtre d’ailleurs, où tout est souvent très planifié et organisé à l’avance). Genre j’allais à la fac parce que j’aimais apprendre, la psycho ça me passionnait. Mais jamais j’avais vraiment pensé au métier que je ferais à la suite de mes 6 ans d’études. Et si je révisais les exams, c’était pour passer les années et apprendre toujours plus (et finir vite pour voyager ensuite). Et puis pour pas échouer aussi parce que j’suis très mauvaise perdante, et que comme j’ai dit, les contrariétés ça me fatigue 😀

Ou bien j’avais un p’tit copain, mais j’me voyais jamais fonder une famille ou acheter un appart’. Non, pour moi il s’agissait juste de profiter de l’instant présent, de nos soirées série-télé, de nos câlins du matin dans le lit ou des balades en voiture en chantant du Disney à tue-tête.

Pareil pour mes passions et hobbies pratiqués depuis l’enfance : la danse gamine, le piano, ou encore la guitare plus tard et encore maintenant, l’apprentissage de langues étrangères ou mes délires d’écrire toujours partout tout ce que je pense… Je le faisais pour jouir du moment où ça s’passait, et qu’importe là où ça me menait.

Et maintenant, j’en viens à me demander si tout ça est bien normal.

DOIT-ON ABSOLUMENT AVOIR UN BUT ULTÉRIEUR DANS LA VIE ? Ou bien est-ce que le but ne peut ou ne doit pas être simplement d’être heureux aussi souvent que possible, tous les jours de l’année et le plus longtemps possible ?

Et là j’en viens au point qui va sans doute vous interpeller : LE BOULOT.

Pourquoi travaille-t-on ? Pourquoi travaillez-VOUS ? Quelles motivations ? J’aimerais sincèrement que le plus grand nombre possible de gens répondent à cette question. Car j’aurais aimé comparer votre vision des buts dans la vie à la mienne.

Et cette question précédente est sans doute une question qu’énormément de voyageurs, PVTistes, working holiday visa détenteurs et autres backpackers se posent ou se sont posés : Pour quoi travailler ?

Quand on voyage, il est très, très fréquent de se mettre à tafer dans un domaine, dans un environnement pour lequel on aurait jamais pensé bosser, ou bien qui n’a aucun rapport avec nos études ou avec le rêve qu’on avait gosse. Pour quelle raison me direz-vous ? Eh bien je pense qu’il y a 2 explications possibles :

1. La première : on est dans un pays étranger, on maîtrise pas la langue, on a pas de réseau pro, et donc il est très difficile de trouver un boulot dans sa branche.

2. La seconde : eh bien tout simplement parce qu’on apprécie d’expérimenter des champs professionnels que l’on aurait jamais envisagé ou osé dans notre pays d’origine. Parce que dans notre pays d’origine, c’est pas comme ça qu’ça marche. Tu fais des études, en toute logique tu travailles en rapport avec ces études.

Et même si le p’tit boulot d’appoint qu’on a dans ces pays de transition c’est pas un boulot de rêve, eh bien on se surprend à l’apprécier, parce qu’il t’apporte un certain plaisir au quotidien que tu aurais jamais imaginé. La sympathie des relations entre collègues, l’apprentissage d’un nouveau champ lexical, de nouvelles problématiques, de nouveaux enjeux pros, de nouveaux angles de vue… Et puis d’la tranquillité d’esprit aussi ! Parce que tu te dis « ça n’est qu’un p’tit boulot !« .

Mais alors, dans ces cas là, souvent, alors que toi t’es heureux avec ton taf socio-culturellement dans la moyenne, que t’as pas ou plus forcément envie de viser plus haut sur le moment (ce qui n’exclue absolument pas d’avoir de grandes ambitions pour dans quelques années), quelqu’un va venir à toi et te faire ce conseil très avisé que bien des gens connaissent :

« Ouais mais quand même à moment donné va bien falloir que t’aies un vrai boulot ! »

Et dans ces moments-là, bah effectivement, on sait jamais trop quoi répondre hein.

Et vous savez pourquoi on sait pas trop quoi répondre ?

Bah parce qu’en fait, ON SAIT PAS CE QUE C’EST QU’UN « VRAI BOULOT » !!!

On a l’impression qu’en fait, ce que les gens entendent par « vrai travail », c’est vraiment le labeur au sens propre du terme, à savoir « un travail pénible exigeant un effort d’une certaine durée » (merci wikipédia), ou bien « travail pénible et prolongé » selon Larousse (nan pas moi). Un « vrai travail », au sens où l’entendent nos sociétés occidentales, ça semble être un travail établi du lundi au vendredi, qui commencerait avant 9h et finirait après 17h, qui rapporterait quand même un peu plus que le SMIC, qui t’assurerait mutuelle, tickets resto et cotisation retraite, et pour lequel on se prend suffisamment la tête, qui est omniprésent dans ta vie, jusqu’à prendre presque toute la place et ne laisser ce qui reste que pour ta moitié, tes gosses et une éventuelle petite activité extra-professionnelle de temps en temps.

 

Alors on va s’mettre tous d’accord : un « VRAI BOULOT », c’est un boulot dans lequel tu es épanoui. Je dis VOUI ! Un « vrai boulot », c’est simplement un boulot qui te rend heureux. Mais genre le vrai bonheur, pas le bonheur que la société te dit que c’en est un. Qu’importe dans quel domaine c’est, combien tu gagnes, si c’est sur place ou en mouvement, si tu montres tes nichons ou pas, si t’as la classe auprès de tes potes ou pas, si tu travailles 3h par semaine ou 56, si t’y es arrivé avec des études ou en étant pistonné, si ça a de l’avenir ou pas, si c’est fatigant ou pas, si c’est à horaires régulières ou complètement anarchiques, si t’es payé ou pas même tiens ! Allez dire à des bénévoles en Afrique que c’est pas du boulot ce qu’ils font ! Et ptèt’ même qu’ils vous diront que pour eux c’est pas « bosser » ce qu’ils font, parce qu’ils prennent plaisir à faire ce qu’ils font ; et c’est bien connu, plaisir et travail, c’est pas des mots qui sont copains ! Un « vrai boulot » selon le sens commun, c’est un truc exhaustif qui te prend 90% du temps et rapporte de l’argent à intervalles réguliers, pour lequel on doit poster le lundi matin sur Facebook « Fait chier c’est lundi. » et « Ô joie c’est l’weekend » le vendredi.

Il faut donc accepter que chacun possède vraiment sa propre définition de ce qu’est un « vrai boulot ». Que ça soit mère au foyer, étudiant, astronaute, Femen ou sculpteur sur polystyrène.

Nota bene : Je pense que la SEULE raison justifiée de dire à quelqu’un « tu devrais essayer d’te trouver un VRAI boulot« , c’est si la dite personne a quelqu’un d’autre à charge que sa propre personne, et que son mode de vie nuit au bon déroulement de la vie de la dite personne à charge. Effectivement, à mon sens bien sûr, faire des gosses sans essayer de faire le nécessaire pour leur apporter le soin minimum, c’est délicat. MAIS RÉJOUISSONS-NOUS : NOUS SOMMES DANS UN PAYS QUI NOUS PAYE A RIEN FAIRE ! Donc là encore la question nécessite débat.

 

Bref, conclusion du truc en 2 points :

– Point 1 : Figurez-vous ce qui vous rend vraiment heureux VOUS, et vous laissez pas influencer par ce qu’on vous a dit que le bonheur était. C’est subjectif le bonheur, y’a qu’à comparer le sourire de nombreux peuples qui vivent dans des situations précaires dans le monde au sourire des gens dans leur voiture qui vont au travail le matin sur l’A8.

– Point 2 : Faites ce qui vous rend heureux, sans vous préoccuper de ce que les autres pensent. Et sans emmerder les autres non plus. Faut se mettre en tête qu’on a pas les mêmes angles de vue que les gens autour. C’est comme si tu engueulais ton voisin parce que le matin y regarde pas comme toi le beau levé de soleil à l’Est, sauf que lui il a qu’une fenêtre exposée Ouest.

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Et puis d’ailleurs, pour ceux qui pensent que travail s’apparente à labeur, dites leur que voyager est un sacré travail à plein temps ! Devoir survivre dans un pays ou tu comprends rien à ce qui tout l’monde y dit, et reconstruire une nouvelle vie, avoir le mal du pays parfois, savoir où dormir… Si tu disais que tu partais faire une école d’anglais à Londres, tout l’monde se dirait « ah ouais, ça c’est d’l’assiduité constructive !« . Sauf que tu payerais cher et tu sortirais tout juste un peu plus à l’aise. Le WHV (ou PVT hein) permet lui de tafer, ET d’apprendre l’anglais en gagnant de l’argent donc. Et tu découvres le monde en même temps. HOW magnifaïque !

Bah comme mon but à moi, c’est d’être heureuse dès aujourd’hui, j’ai choisi de voyager. Parce que sais qu’être chez moi, à Nice, installée dans un taf fixe, aussi super soit-il, avec un petit appart’, un chat et un train-train quotidien, ça m’angoisserait. Tout comme j’étais angoissée à la fac de louper mes exams de peur de devoir reculer la date de mon diplôme, et donc la date de mon départ à la découverte du monde.

Alors quand on me dit « Quelle chance tu as de voyager ! », j’réponds que c’est pas une chance, c’est provoqué et voulu, organisé et décidé. Car dans bien des cas (malheureusement pas dans tous, je sais qu’il y a des situations qui ne le permettent pas), il est parfaitement possible de faire ce que je fais. Il suffit d’accepter de vivre avec peu de possessions matérielles et d’argent puisque beaucoup passe dans les billets d’avion, de train ou autre, et les éventuelles auberges et hotels à payer (Et encore ! CouchSurfing existe!).

Et quand on me dit « Quel courage !« , je répondrai que non, non plus, ça n’est pas du courage. Car j’ai pas vraiment eu à me faire violence pour partir. J’ai juste pas eu le choix ! Car ça s’est présenté comme une évidence. Parce que si je fais autre chose, je le sais, je suis malheureuse. J’ai essayé.

Mais moi aussi j’aurais envie de dire à certains « Quel courage à vous ! De mener cette vie appart/boulot/marmots, et d’être sûr de ne pas passer à côté de votre vie comme je suis sûre de ne pas passer à côté de la mienne. » Mais peut-être que ces certains me répondront que cette vie là est leur choix, et qu’ils n’auraient pas pu choisir autre chose car ils savent de sûr que là se trouve leur bonheur.

Et cette dernière phrase en gras n’est ABSOLUMENT PAS ni arrogante ni sarcastique. Car je vous le dis : il arrivera un moment (fingers crossed) ou moi aussi, je dégoterai un CDI, j’investirai dans la pierre, j’adopterai un chat (ou deux ou trois) et ou je trouverai l’âme-frère et ferai des p’tits rouquins. Et ce jour là, j’espère fort que j’aurai fini d’assouvir mon envie d’explorer l’ailleurs, et qu’une angoisse d’être coincée sur place ne me prendra pas.

Pis, ma foi, si elle survient, eh bien nous bougerons en famille !

Et enfin, le mot d’la fin : comme dirait (sur fond d’électro suédois) un poète américain assez méconnu mais que j’affectionne pamal :

Je suis mon chemin à travers l’obscurité,
Guidé par un cœur battant,
Je ne sais pas où ce voyage s’arrêta,
Mais je sais où commencer.
Ils me disent que je suis trop jeune pour comprendre,
Que je suis pris au piège dans un rêve,
Mais la vie m’échappera si je n’ouvre pas les yeux,
Alors cela me va.
Aloe Blacc


Je me permets de rajouter une petite note, parce que je crains que certains interprètent mal mon message. Je ne blâme pas les gens qui ont choisi une vie différente de la mienne, à savoir une vie posée et prudente. Non surtout pas. Ce que je blâme en revanche, c’est les gens qui jugent ceux qui font des choix différents des leurs.
Et pour info, j’ai fait ce choix de voyager, mais il me coûte pas mal. Parce que j’angoisse malgré tout pour mon avenir. Cette pression sociétale, je la ressens bien, BIEN croyez-moi. Et ces questions du type « vais-je réussir à trouver un boulot avec toutes ces années qui maintenant me séparent de mon diplôme », ou encore « Et ta retraite, tu cotises pas ? » ou même le simple fait d’avoir du mal à me mêler des conversations d’mes amis, qui parlent de congés sans soldes, de 13ème mois ou de demande d’augmentation… Tout ça là, ça m’angoisse, perpétuellement. Mais malgré tout, j’essaie de me battre contre ça, contre cette partie conformiste et circonspecte de ma personne, pour écouter mon cœur, toujours de façon raisonnée bien sûr.

Donc au diable les jugeurs, les haters, les frustrés, et vive la tolérance et l’empathie, voilà mon credo.

#bisounours

18 commentaires


  1. Rafraichissant et philosophique.

    La réfléxion que tu as me fait étrangement penser à http://zenhabits.net/no-goal/, note que ça parle également de voyage.

    J’ai longuement pensé à ton « Point 1 », et c’est dur de trouver réponse sans paix. Au final, il apparait qu’il faut être bien clair avec soi-même pour être capable de se faire un demande en interne « et donc, tu veux quoi au juste ? ».

    Sinon (for the art of trolling), la réponse au sens de la vie se trouve ici : https://www.youtube.com/watch?v=gfh0m36dDfs

    Et pour finir sur une note poétique, tout comme ce suédois : http://goo.gl/GxdWYO

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    1. Mon dieu, quand j’ai lu ton comm’ j’ai oublié de cliquer sur le premier lien. Je viens de le faire, et j’suis étonnée de voir que ce qu’il dit part vraiment dans le sens de ce que je dis tiens ! C’est pour ainsi dire la même chose ! Sauf qu’il le dit mieux 😀 et en anglais.
      Top de chez top cet article.

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  2. Pour juste répondre à la question « Qu’est ce qu’un vrai boulot? » , je dirai que c’est un boulot utile pour nous et/ou les gens avec/pour qui nous travaillons. Je dis bien utile hein! Utile sur le moment car je pense qu’une fois qu’il est inutile bah on se fait chier… Donc ramasser des fruits en Australie pour apprendre l’anglais et faire des connaissances et pouvoir se payer une bière bah ça c’est utile! Autant que le médecin sans frontières qui vaccine 200 enfants africains en une matinée.

    Je pense sincèrement que les gens ne sont pas assez égoistes et que malheureusement nous sommes conditionnés à répondre à certains codes que tu énonces très bien: « Erika, t’as 27 ans, pas de copain, pas d’appart, pas de boulot… faudrait que t’y penses quand même, le temps passe vite! » Et en général, je dis bien en GENERAL, ces paroles sortent de la bouche de personnes complètement conditionnées condescendantes qui à eux seules définissent le stéréotype du bonheur de la société occidentale: vie de couple dans un pavillon en banlieue, 2 enfants bien élevés (ou pas), un monospace (bah oui pour emmener les marmots en camping le 15 août) et un joli labrador qui ramène aussi bien la balle que le mari ramène des sous pour entretenir ce parfait petit bonheur!
    Bon j’avoue c’est un portrait satyrique avec une pointe d’aigreur mais bon… Comme c’est dit dans l’article, chacun a SA vision du bonheur!

    Pour ma part: j’ai bientôt 28 ans , je vis à Paris en coloc avec mon meilleur pote, j’ai une copine, je fais un boulot qui est utile et qui me plait (qui a dit sous-payé?), je voyage sur mes congés payés et je joue à la playstation. Cela représente actuellement mon bonheur! Alors bien sur que j’ai un but: avoir des enfants! Car le but de toute vie est la reproduction hein. De la plus petite des bactéries au plus gros des mammifères… Et dans tout ça ya nous!

    Je m’arrête là, je ne voudrais pas voler la vedette à notre très chère bloggueuse 😉

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    1. Hey ho ! J’AI un boulot ! Enfin j’en ai même toujours plusieurs en même temps, sont juste pas très conventionnels 😀

      Merci pour l’comment’ Gabs, et je n’peux qu’approuver 🙂

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  3. C’est marrant car à l’heure où tu publie cet article, je termine mon équivalence BAC (DAEU). Je me trouve donc face à LA fameuse question, « Que vais je faire de ma vie ? » Tu sais, cette question que l’on nous bassine depuis la 4éme ! et bien 14 ans plus tard, je n’ai toujours pas de réponse. C’est fou non ?
    Et à ce moment là, je vogue au gré de ma page Facebook, et tombe sur l’article d’une amie rousse qui parle de LA VIE! (wouaouuuuuu !!!!). C’est bon de voir que l’on est pas tout seul dans ces moment là. (comme quoi, tu vois que ton article il aura quand même servit à quelque chose ! hihihi)

    Maintenant, pour répondre à ta question « pourquoi travaille t on ? » J’ai envie de te répondre, pour nous permettre de pouvoir faire se que l’on souhaite dans ce monde capitaliste. En d’autre terme: de faire des sous.
    Le tout après est de rendre cette tache la plus agréable possible. Et c’est bien là dessus que l’on coince:

    Qu’est ce qu’il me ferai plaisir de faire qui pourrait m’offrir suffisamment d’argent pour assouvir mes envies?

    Toi comme moi, avons de nombreuses choses qui nous plaisent. mais peu d’entre elles sont lucratives d’un point de vue professionnel. Si nous aurions aimer la vente ou le milieu bancaire, il aurait été bien plus simple de trouver un boulot épanouissant et qui nous apporte les sous nécessaires à assouvir nos loisirs et autres activités extras-professionnelles.

    Nous devons alors redoubler d’effort et d’ingénieusité pour trouver un métier qui nous sied.

    Le »vrai-boulot » est à mon sens celui qui t’apportera le moyen de te subvenir, et qui pourra t’offrir le moyen de t’éclater hors travail. Ainsi, tu ne seras pas une bête de travail, et tu seras aussi épanoui en le pratiquant. T’as ti saisis s’que j’vous dire lô ? c’est ty correc lô ?

    Je crois que je vais m’arrêter là moi parce que je vais te faire un nouvelle article en commentaire ! loool

    tchuss

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    1. Donc on est d’accord 🙂 ça me fait chaud au coeur de voir que beaucoup d’gens me comprennent apparemment ! C’est fou ! Moi qui pense toujours être seule dans mes considérations ! Un blog en fait, c’est cool, c’est un peu comme un one man show de Gad Elmaleh : t’y raconte pleins de trucs du quotidien à la con, simplement, et les gens s’y reconnaissent, se sentent un peu moins seuls du coup, et ça les rassure et les amuse. C’est cool \o/

      Dis tu crois qu’c’est un truc de roux ce manque de conformisme ? C’est à cause de nos ch’veux c’est ça ?? On s’sent obligé d’être différents jusqu’au bout ???

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  4. Coucou Erika,
    Ca me fait toujours autant plaisir de te lire, même si je ne lis pas forcément tout ce que tu écris par manque de temps et d’occasion.
    Bref, pour répondre à ta(tes) question(s), ou surtout pour donner mon point de vue en tant que cinquantenaire.
    Dans la vie chacun fait et organise sa vie suivant ses peurs ou du moins selon ce qui le rassure et comment il se projette dans l’avenir. Beaucoup de possibilités sont alors envisageables. Là où ça se complique et où les possibilités se réduisent, c’est quand apparaissent nos peurs (ou celles des autres. Je suis du même avis que toi lorsque tu dis que bien souvent nous sommes conditionnés. En effet, si nous n’y prenons pas garde, nous sommes formatés par notre éducation et par toutes les peurs que nous ont transmis nos parents volontairement ou involontairement (peurs provenant souvent de leurs propres parents…). Nous sommes mis sur le chemin de la réalisation de leurs rêves et si on n’y prête pas garde on se retrouve un jour avec un boulot, des enfants, une maison, un chien… Et il y a des personnes à qui ça convient très bien. Mais pour ceux qui se posent des questions (du genre toi, moi…), et bien, je ne me reconnais pas dans ce style de vie. Et nombreuses sont les fois où j’ai entendu des remarques pour me « faire rentrer dans la norme » : mariage, enfant, appart…. et c’est terrible !
    On nous culpabilise.
    En ce qui concerne ta question « qu’est ce qu’un vrai boulot » : c’est un travail régulier et sûr qui te permette de subvenir à tes besoins tels que te nourrir, te soigner mais aussi te permette de payer tes factures… et de prévoir ta retraite (du moins si tu arrêtes de travailler quand tu ne pourras plus le faire). Les « petits boulots » font peurs et insécurisent de par leur précarité. C’est une question qui revient souvent dans la bouche des parents (et je comprends).

    Si j’ai un conseil à te donner : suis ton instinct et tes envies. Profites-en pleinement. CARPE DIEM !. Et de temps en temps « garde une poire pour la faim » (on ne sait jamais).
    La seule contrainte sera le jour où tu décideras d’avoir des enfants. Il faudra alors choisir un mode de vie plus adapter à leur éducation et tu choisiras alors le meilleur pour eux et pour toi (ou vous).

    Voilou Arika,
    Bonne route.

    Marylène

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    1. Très belles paroles Marylène, et d’autant plus que je les prends de qui ça vient. Ca m’touche énormément.

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  5. Super article Erika. Plein de bonnes choses pour la suite. Profite à fond de ta vie t’as bien raison !

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  6. Au top ton article ! Avec mes 26 ans tout frais je te comprend. Je ne compte même pas le nombre de personne qui m ont dit « tu as quand meme 26ans, il faudrait que tu te poses un jour »
    Mais pourquoi ?! Tant que je suis heureuse je n ai aucune raison d arrêter.
    On a qu une vie n est ce pas ? 🙂

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    1. On n’a qu’une vie 🙂 et bien qu’on soit beaucoup de gens à la sortir à tire-larigot c’te phrase, j’crois que très peu d’entre nous la conscientisent réellement.
      Ca doit avoir un rapport avec le déni d’la mort, un truc comme ça 😀 On veut pas s’avouer qu’on mourra un jour, donc on fait comme si ça arrivera pas et comme si on avait tout le temps. C’est une solution ma foi, c’est rassurant… Moi j’ai choisi une autre solution. Avoir conscience, faire face et bouger mes fesses.

      Apparemment t’as pris la même 🙂 j’aime bien ton article 29, j’retrouve pas mal d’idées et formulations super proches des miennes dedans !

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  7. Merci Erika pour ce bel article, et je te remercie aussi pour la petite précision finale car je fais partie de ces petites gens qui auraient pu mal interpréter certains aspects de ton récit. A te lire, je comprends donc parfaitement que tu respectes absolument tous les choix de vie et que tu ne juges en rien les autres, et qu’au contraire, tu cherches des réponses dans toutes les expériences, pour te nourrir et aussi pour apaiser tes propres et légitimes angoisses. C’est une démarche pleine de bon sens, vraiment, et je vais essayer – très très humblement – de répondre à ta question. Peut-être y puiseras-tu un peu de matière, comme je puise aussi parfois… énormément en te lisant.

    Il me plaît de croire que je travaille pour construire quelque-chose, pour participer à la construction d’une entité physique ou immatérielle d’ailleurs. ( C’est pas une question de matière. On peut construire beaucoup d’choses dans la non-matière.) C’est cette perspective qui me donne l’impression ou l’illusion –peut-être- d’un accomplissement personnel. Par exemple… J’admire le type qui bâtit des maisons, celui qui récolte du raisin, qui crée une œuvre d’Art, qui te sourit à la caisse et avec qui tu as un bref échange mais cet échange te bouleverse et cet échange il va changer un touuuut petit quelque chose en toi !!! L’instituteur qui comment penser, le médecin qui soigne des dizaines de gens par jour. Ils participent tous à la construction de quelque chose, peu importe le lieu où tu l’fais. C’est pas le lieu qui importe. Cette construction est pour moi la principale raison de travailler et c’est aussi un principal vecteur de bonheur. Et alors du coup tu n’imagines pas, quand la thérapie ne fonctionne pas avec un patient, comme j’ai l’impression de brasser du vent et de me sentir inutile, c’est dans ces moment-là que j’ai la sensation d’être pétrie d’angoisses et je remets tout en question. Absolument tout. Et j’aime ça 🙂

    J’ai lu dans les commentaires précédents, une personne qui parlait de ceux qui choisissent un mode de vie « conventionnel ». Elle disait : « Et il y a des personnes à qui ça convient très bien. Mais pour ceux qui se posent des questions (du genre toi, moi…) » C’est une forme de… culpabilisation selon moi, simplement pas celle à laquelle nous sommes habitués et qui est je trouve de plus en plus « à la mode ». Alors quoi, nous sommes soit…
    – endormis par le système (si tant est que le système existe, je n’aime pas ce mot fourre-tout dans lequel on met tout et n’importe quoi et qui nous empêche de penser vrai…)
    – soit nous sommes des êtres pensants qui nous posons des questions ?

    Il me semble que c’est un peu rapide, que ça manque de contrastes et surtout que ça va à l’encontre même de ton article. Ou alors je n’ai pas saisi ton message. La question que je crois fondamentale en fait c’est : au service de quoi tu mets les connaissances que tu acquiers au cours de tes voyages ou de ton travail ? Si tu mets ta connaissance au service de toi-même… pour faire fructifier ton petit bonheur égoïste, la course effrénée au voyage c’est finalement comme une course effrénée au pognon. C’est sensiblement la même démarche égocentrée sans finalité.
    Qu’on soit d’accord, Erika, je ne pense pas du tout que tu sois de ceux-là, au contraire, tu es constamment dans le partage. C’est une chose que j’admire beaucoup chez toi. Simplement je crois qu’il est essentiel de se poser ces questions en permanence quand on parle de travail, de choix de mode de vie, ou de découverte du sens de la vie.
    Qu’est-ce que je construis ? Au service de quoi je le fais ?

    Et puis… ces réponses là, je crois qu’on peut que les trouver dans la compréhension de chacun et le respect de l’autre dans ce qu’il a d’original ou de conventionnel. Je t’embrasse 🙂

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  8. Personnellement j’appartiens à la catégorie des gens qui ne s’en tapent pas de ce que tu penses et qui raffolent de tes articles.
    Le fruit de tes réflexions est intéressant et je me reconnais dans certains aspects de tes articles : )
    Merci de partager ça !

    Une confrère « tordue »

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  9. Erika, un bon moment passé à te lire ! Ce « trouver un boulot », je l’ai entendu, je l’ai rejeté. Oui, le PVT permets de voyager, de travailler, et ce n’est pas parce que l’on voyage que l’on est forcément en vacances. le schéma « métro-boulot-dodo » convient sans doute à certain mais il est bien de montrer que d’autres opportunités sont possibles 🙂

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  10. Salut Erika! Alors pour moi un vrai boulot c’est quand tu te sens à ta place au poste que tu occupes. Peu importe le poste. Que ce soit cueillir des fruits en Australie, s’occuper de chiens de traîneau dans le grand nord canadien, secrétaire dans un bureau à Paris ou caissière à Walmart en Oregon, ce qui compte c’est ce que tu ressens quand tu vas bosser et ce que les autres te renvoient comme image. Je pense aussi qu’on est les premiers responsables de l’image que les autres ont de nous. Donc si caissière à Walmart te convient alors ça conviendra aux autres; Si voyager et avoir des p’tits boulots est ton mode de vie, personne n’en dira rien sauf des personnes qui seraient angoissées de vivre comme ça.

    Et sinon c’est cool de te lire depuis Vancouver où il fait toujours bon vivre!

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  11. Un vrai boulot, c’est exactement la même chose que lorsqu’on te parle d’une vie normale. Oui comme tu dis, les gens juges, ils aiment ça, ils kiffent, ils adulent, encore plus que les derniers potins de facebook. C’est une remarque de gens normés qui distinguent l’autre en dehors du cercle normal de la vie.

    Hey girl, va falloir redescendre sur terre, trouver un vrai boulot et commencer à penser à ton futur et tes cotisations pour la retraite, t’es complètement dingue t’es en dehors du cercle là, tu vas mourriiiirrr. Nan. Toi tu t’éclates, tu t’es barrée du cercle parce qu’il est trop petit et que tu t’y fais chier comme un rat mort. Un vrai boulot ça veut juste rien dire. Il y a autant de vérité différentes que de personne sur terre et donc autant de vrai boulot…

    Au choix, tu peux trouver un taff que tu aimes et qui fera de ta vie un bonheur ou inversement, une vie de bonheur qui fera que tu aimes ton taff.

    😉

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