Vous avez du pain sans gluten ? et autres contes d’une vendeuse bio

Bonjour bonjour ! Ça faisait un bail oui je sais… Mais le temps et l’inspiration me manquaient. Je faisais alors macérer scrupuleusement dans ma tête les idées qui constitueraient mon prochain article… QUE VOICI \o/ Le problème étant que les idées ont tellement macéré qu’elles sont plus très fraîches… M’enfin ! Je tenais quand même à partager ce qui suit, et c’est pourquoi z’aujourd’hui mes mots sur la page web je pose.

Alors aujourd’hui les enfants, je vais vous raconter l’histoire de la petite vendeuse-conseillère en magasins biologiques.

Parce que le bio, c’est en vogue, qu’on en parle énormément (peut-être un peu trop), tout comme on se fait assaillir par les combats commentaires facebook omnivores VS végétariens, ou encore les végétaliens contre le reste du monde, mais ça c’est une autre histoire.

Et puis parce que y’a beaucoup à dire sur le bio je crois. Etat d’âme, coup de gueule, réquisitoire, parfois plaidoyer, vous appellerez ça comme vous voudrez, moi je vous narre juste un conte de faits.

C’est donc en février dernier que Giselle (oui, nous utiliserons des noms fictifs pour diverses choses dans cet article, afin de préserver l’anonymat de chacun), rentrant d’une île lointaine où sa vision des choses de la vie avait été transcendée, étant sur Paris et sans le sou, s’est décidée – histoire de se donner bonne conscience – à postuler dans des enseignes bio. Elle cherchait un temps partiel, histoire de garder du temps libre en parallèle pour continuer d’écrire, d’une, et de deux pour enfin mettre en place la feuille de route de sa future vie professionnelle (la fameuse feuille de route fugueuse). Mais elle désirait aussi travailler dans un truc qui l’intéressait, histoire de pas perdre de temps. Parce que oui, les cosmétiques naturels ET la bouffe bio sont parmi les choses que Giselle préfère dans la vie ! Superficielle et potelée cette Giselle, mais en santé et heureuse ! Bref. Elle posta donc son CV sur les pages de candidatures spontanées de 2 des plus grandes enseignes bio parisiennes, et l’une des deux, qu’on appellera Orduralia, la recontacta dans l’heure et lui proposait un entretien 2 jours après. Trois jours après, Giselle était embauchée. « Tiens ! Se dit-elle, c’est allé plutôt vite ! Même pas ils m’ont demandé si j’avais un intérêt quelconque pour la nature, le bio ou quoi que ce soit. Ma foi…« 

Mais Giselle était heureuse ! Elle ne voyait (comme toujours, stupide bisounours naïve cette grosse débile de Giselle) que le bon côté des choses ! A savoir qu’elle allait bouger ses fesses un peu, et courir partout toute la journée, et ça elle aime bien parce que ça tonifie (c’est mieux que de rester dans le canapé à écrire des articles trop long que personne lit jusqu’au bout !), ou encore d’avoir quelques dizaines de pourcentages de réduc sur tout le magasin (et toucher du Weleda, du Melvita, des huiles essentielles ou du thé super rare à -20%, croyez moi qu’ça fait plaisir). Puis elle allait voir du monde, et ça c’est bien, de rencontrer des gens. Ou encore elle pensait en apprendre plus sur les différentes farines existantes, ou les vertus des graines de toutes sortes, sur la différence entre le tofu, le seitan ou le tempeh, ou même sur l’importance de respecter la saison de chaque fruits et légumes… ‘Fin tous ces trucs de hippies qui m’ont… Heu qui L’ont toujours intéressée. Et puis surtout, surtout, elle se disait que pour la première fois, elle allait intégrer une enseigne avec de vraies valeurs éthiques, un respect de l’animal et de l’humain, à tous les niveaux de la chaîne commerciale, du petit producteur du coin, en passant par l’employée qu’elle était, jusqu’au client… Hmmm ça sentait bon le frais, le champêtre, le sarrasin, le jus de cranberry et le topinambour… !

Eh bien Giselle, elle a vite déchanté. En plus, elle avait accepté un poste de « volante », c’est-à-dire qu’en fait elle allait, tel Superman, à la rescousse des magasins qui ont besoin de renfort, donc en fait quand c’est comme ça vous changez de lieu de taf tous les deux trois jours en moyenne. C’était de son propre chef, elle se sentait pas d’être fixée d’office dans un magasin, parce que Giselle, quand elle bouge pas, elle dépérit. L’intérêt de ce détail, c’est que le poste de « volante » lui a permis d’avoir un beau panaché de ce qu’était la réalité de l’enseigne dans laquelle elle entrait. Elle a pu en discuter avec pas mal de monde, observer plusieurs types de management, et ainsi faire une espèce de synthèse dans sa petite tête de ce qui changeait d’un magasin à l’autre, et puis aussi de ce qui était similaire de partout. Et ce qui était similaire de partout, c’est ce qui visiblement venait du siège, des barreaux du haut de l’échelle, ce qui était imposé et non négociable. Et ce sont ces choses-là qui l’ont le plus révoltées, à Giselle.

bio-c-bon-mais-pas-trop

  • Déjà, parlons du gaspillage alimentaire

Comme tout magasin de grande distrib’ alimentaire, a fortiori, y’a du gâchis. Des dates de péremption dépassées, des trucs qui se vendent mal et partent à la poubelle parce qu’ils sont tout vert caca pourris. Soit. On va pas vendre de la pourriture et rendre malade les gens (#coucoumonsanto).

En revanche, et ça, ceux qui ont déjà travaillé dans l’alimentaire le savent bien, on jette aussi énormément de trucs qui ont atteint la date limite de conso MAIS qui pourtant sont encore mangeables pendant des jours. Alors, ne plus être légalement aptes à les vendre, certes. NORMAL ! Par contre, là où Giselle a été profondément choquée, c’est de voir que ces trucs dépassés, qui finalement partent à la poubelle, personne ne se souciait de savoir si y’avait pas moyen de tout refiler à une assoc’ ou quoi. Ou même genre de donner ou vendre en réduc les fruits un peu abimés, pour les confitures et compotes, c’est juste au poil ! Fin ce genre de trucs. Et bien sûr, interdiction formelle aux employés de prendre ou ne serait-ce que goûter les invendus. Mais je reviens là dessus plus bas.

  • Mais, pourquoi ça se vend mal ? Pourquoi on gaspille ?

Bah ça se vend mal parce que parfois, les marques ont pas les moyens de se payer une bonne visibilité en rayon, et c’est alors qu’on retrouve de super brioches au froment tout en haut, hors du champ de vision, et qui donc ne sont jamais remarquées, et donc jamais vendues.

Mais aussi et surtout parce que les prix sont abusifs. Eh oué, le bio c’est cher. Justifié, pas justifié, ça dépend… Je dirais que oui, puisque par exemple les légumes sont cultivés dans les règles de l’art, sans pesticides ni désherbants etc., du coup ça prend plus de temps et d’énergie, y’a un peu moins de rendement (mais la permaculture me fera mentir je sais!), et du coup, faut bien que les producteurs se payent. Eh oué, c’est l’agriculture intensive qui fait qu’on peut aujourd’hui payer ses chicken nuggets à 1 euro la boîte. Après… C’est toujours la même histoire, ils y a ceux qui feront primer la rapidité, le gras (parce que c’est la vie) et un moindre coût au détriment éventuel de leur santé, et ceux qui préfèrent manger plus sain, plus frais, plus (ou moins) goûtu mais sûrement moins chimique au détriment de leur porte-monnaie.

  • En parlant de prix élevés, savez avec quoi ça rime prix élevé ? Nan pas avec roturier ni poulailler nan. Ça rime avec de plus en plus de vols de nourriture.

Tellement que l’enseigne nous oblige à antivoler les fruits secs, les émincés de volaille, le poisson ou le miel. Et quelque part, c’est super triste parce que ça veut dire que la crise est telle qu’on en vient à devoir voler la bouffe quoi… Mode Aladdin au souk. Soit ça, soit la kleptomanie c’est le kif des riches. Parce que, fait amusant, la plupart de ceux qu’on choppe en train de voler, j’vous le dis, y s’habillent pas chez Kiabi. D’où les inepties qu’on nous sort régulièrement du style « J’m’en fous toute façon j’ai d’quoi payer !« , ou encore « Ah oui désolée on l’avait oublié au fond du sac. » (oui parce qu’y font souvent ça en couple). C’est drôle, de tout prendre SAUF la crème de nuit Sanoflore à 40€.

Quand de grandes enseignes du genre, qui ne sont finalement que des sous-branches de plus grandes comme Cazino pour ne pas la citer, se font un fric monstre sur leurs ventes et que le PDG s’engraisse à 1.5 millions d’euros par an, j’ai tendance à penser Robin-Des-Bois et me dire que c’est pas plus mal si certaines personnes dans le besoin chourent. J’irais pas laisser faire, mais je comprends. En revanche, la vieille refaite avec son sac Marc Jacobs et son mari au polo Ferrari, eux de suite j’accepte un peu moins. Bref, manger sain, ça devient fancy. Et c’est triste.

  • La pauvre considération de l’humain, qu’il soit employé ou client

Je sais, vous allez encore dire que Giselle vivait dans un conte de fée, mais elle était persuadée que Bio rimait avec éthique. Que celui qui n’a jamais associé ces deux mots lui jette la première pierre.

En effet, l’un des premiers trucs qu’elle ait dit en sortant de l’entretien c’est « bah au moins, ils ont l’air d’avoir max de considération pour leurs employés !« 

Bah en fait non. Mais pas du tout ! Bon, j’vais éviter de parler des salaires, on sait que rares sont les enseignes du genre qui payent leurs employés plus que le SMIC au départ. Par contre, après, quand y’a évolution hiérarchique, j’ai ouï dire que dans d’autres enseignes bio, les salaires montent aussi. Pas chez Orduralia ; pas des masses du moins. Or, vu ce qu’on inflige aux pauvres responsables de magasins, j’pense qu’ils devraient être encore plus payés qu’ailleurs. Un responsable ou co-responsable de magasin là-bas, il a des responsabilités oui. Mais pas les responsabilités bien genre il gère complètement son magasin et travaille dur à élaborer des stratégies de vente ou à décider quels produits il proposera. Non, ça, il a un degré de liberté minime dessus. Non non, les responsabilités qu’il a, c’est majoritairement de faire le flic. Fliquer les clients qui volent, fouiller les sacs de ses employés le soir à la sortie pour vérifier qu’ils ont rien pris, ah et il est le maître des clés et des badges aussi. Un employé à la caisse bipe deux fois un produit sans faire exprès ? Il doit demander le badge pour l’annuler. Il veut ajouter les points d’un client sur son compte fidélité post-paiement ? Le badge. Il veut appliquer une réduc ? Badge encore. Entrer la facturation d’une livraison ? Badge. Ce qui fait qu’le responsable passe sa journée à faire du footing dans le magasin, pour amener le badge, le récupérer, retourner à ses occupations, puis le ramener, le récupérer, etc. Parce que bien entendu, le responsable n’a pas le droit de laisser son badge au simple employé, que ce dernier soit là depuis un bail ou pas. Grosses restrictions là-dessus.

Bon et bien sûr je rappelle le truc dont je parlais plus haut qui a peut-être le plus choqué Giselle : l’interdiction pour les employés de prendre ce qu’on appelle les pertes. A savoir tout ce qui est passé de date, ou juste périmé du jour même. Parce que si on laisse le droit aux employés de prendre, on en déduit que l’employé va faire exprès de mal vendre pour se garder les produits à la fin. OUI OUI MESDAMES ET MESSIEURS. C’EST UNE EXCLUSIVITÉ Orduralia ! Alors, le soir, quand vient la fermeture et qu’il reste du pain frais du jour qui n’a pas été vendu, on vous force à le jeter à la poubelle. On s’en fout que vous ayez pas les moyens de vous le payer, ce petit épeautre à 6€ ou ce pain sans gluten à la farine de riz et de châtaigne à 5€. Il vous faut le jeter. La légende dit qu’un jour, alors qu’une employé goûtait du pain à la fermeture, elle fut espionnée par quelqu’un à travers la vitrine du magasin. Celui-ci alla rapporter à la maîtresse et non seulement la goûteuse fut sanctionnée, mais en plus cela eu pour conséquence la diffusion d’une circulaire interdisant formellement de goûter ce qui part à la poubelle sous peine d’être licencié. « Si si ! On peut nous espionner fais gaffe cache toi !« 

De même pour la récupération du périmé. Une amie à moi s’est récemment faite fouiller à la sortie du magasin, elle avait sur elle 2 steaks végétaux périmés du jour et donc récupérées à la poubelle. Résultat : convocation, mise à pied et avertissement. Pour avoir, en d’autres mots, fouillé dans les poubelles.

En espérant que le récent passage de la loi de Arash Derambarsh sur le gaspillage alimentaire change un peu la donne… Pour qu’au moins, si les employés peuvent pas, les assoc’ puissent profiter de ce qu’on jette.

  • Et enfin, un des pires trucs pour un magasin bio : le manque d’éthique environnementale

Parce que ouais, si y’a pas d’éthique vis-à-vis des employés, sachez qu’y’en a pas non des masses plus vis-à-vis de la nature, n’allez surtout pas vous leurrer, on est à fond dans le green washing :

– Pas le choix d’imprimer les tickets de caisse ou pas, ils s’impriment quoi qu’il arrive. Giselle vous explique pas la quantité de papier qui part à la poubelle tous les soirs.

– Les sacs en papier en vente qui partent à tire larigot, vus qu’ils sont trop fins pour supporter plus de 2 bouteilles, et qu’il faut donc en acheter 2 et les doubler pour espérer ne pas voir ses commissions se répandre sur le trottoir à la sortie du magasin.

– La mise de l’accent sur certains détails esthétiques, au détriment d’autres détails sanitaires et moraux. Exemple de la GRANDE importance de brosser les tapis près des fruits et légumes pour qu’ils aient l’air propres, contre la PIÈTRE importance de noter avec précision la traçabilité de certains produits (Giselle se soucie de savoir si elle consomme de la tomate Espagnole ou Française ouais!), ou bien de balayer les crottes de souris sur les fonds d’étagères (bon vous m’direz, souris > animaux, animaux > nature, nature > bio \o/).

– La blague des comptes clients. Ceux-ci n’existaient pas avant, non, avant on s’en foutait de filer des réducs au clients… Mais ça, c’était jusqu’à ce que les magasins Bio C’ Cool poussent un peu partout comme des champignons et soient d’une très, très vilaine concurrence pour Orduralia, qui alors décida de créer les comptes clients. Mais quand vous ouvrez un compte dans l’Orduralia du 13ème, c’est pas dit qu’on vous trouve dans le 8ème, et peut-être même que si vous décidez d’ouvrir un compte dans un autre Orduralia, un jour vous vous retrouvez avec deux comptes à votre nom dans la base de données… Bref, le client et son compte on s’en fout un peu, tant que ça le fait venir chez nous plutôt que chez le concurrent.

  • Et pour finir, on sait quand même bien que dans le faite de consommer sain et responsable, rentre aussi en considération majeure le fait de consommer local. Le « locavorisme » chez Orduralia ? Inconnu au bataillon.

Consommer local, ça permet d’une part de réduire les dépenses de carburant et autres énergies fossiles générées par les le transport de marchandises. Mais ça permet aussi de manger des produits de saison, pour ne pas encourager la chine à faire pousser des fraises sous serre en décembre, et puis parce que quand c’est de saison ça a meilleur goût, tout bêtement ! Et enfin, bah ça encourage l’économie locale, et on sait à quel point nos agriculteurs ont besoin de soutien en ces temps difficiles.

Bah dans l’enseigne où bosse Giselle, peu ou pas de local. De la fraise d’Espagne, de l’orange d’Italie et de la datte des USA ; alors super, on passe de l’eugénisme chimique des fruits et légumes dans les grandes enseignes non bio comme Carroufeur, à la production semi raisonnée, malheureusement pas de proximité.

La solution à tout ça ? Allez faire vos courses dans les AMAP (http://www.reseau-amap.org/), ou les associations comme La Ruche Qui Dit Oui (https://laruchequiditoui.fr/fr). Regardez, y’en a forcément une pas loin d’chez vous. En achetant là dedans, vous êtes sûrs d’acheter frais, bio ou pas y’a l’choix, de saison pour sûr, pas cher la plupart du temps, d’aider les agriculteurs, mais aussi de retrouver le goût des produits de notre enfance qu’on a un peu perdu depuis bientôt 2 décennies faut l’avouer.

Bref, un tableau un peu sombre, mais une chose a en tout cas complètement respecté les attentes de Giselle cela étant : les rencontres qu’elle a pu faire. Et c’est la raison pour laquelle Giselle va définitivement et incessamment sous peu honorer son diplôme de psychologue, c’est pour l’amour des gens, et de toutes ces âmes merveilleuses qu’on peut rencontrer au cours de notre vie. Parce qu’y’a ça d’vrai ! L’amour des êtres vivants les uns pour les autres. Le reste on s’en balec’.

En bonus, les phrases les plus entendues dans un magasin bio :

« Vous avez des graines germées ? » (« C’est hyper anti-oxydant m’voyez! »)

« Vous avez des baies de goji ? » (« J’ai lu un article là sur ces baies du Népal là… Les vôtres viennent de Chine ? Nan c’pas grave nan c’est hyper anti-oxydant. »)

« Vous avez du son d’avoine ? » (En général là on sait qu’la personne entame un régime…)

« Vous avez des graines de chia ? » (constipation, OU régime.)

« Vous avez de la levure de bière ? » (réflexe coup d’œil aux cheveux et aux ongles de la cliente).

« Vous avez des vitamines ? » (« Rayon fruits et légumes. »)

« Comment ça vous avez pas la monnaie sur un billet de 500 ?! » (Le Bio, Le Marché du Luxe).

Des bisous les gens _o/

7 commentaires


  1. Comme toute bonne chose qui se fait, les besoins du business finissent par la détourner. Il reste les communautés autonomes et hors système. Pas cool pour la playstation et l’internet!

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  2. si je me trompe pas, l’obligation de détruire les « impropres à la consommation » vient de cas de justice où (la légende raconte) un (ou plusieurs) restaurants de fast-food auraient donné des invendus à des sans abris (#solidarité) et ces derniers seraient décédés suite à un non-traitement d’empoisonnement alimentaire. La suite (et fin) de l’histoire veut que les familles de ces gens (au lieu de les aider dans le besoin) auraient (perfidement) profité de la mort de leur proche pour porter plainte contre ces chaines de mc-junk et auraient gagné, imposant ainsi la destruction de toute danrée alimentaire dépassant la date limite de consommation, et ce « au broyeur » (eh oui madame). Histoire rapportée par mon ex-patron du temps où je faisais des frites en 3mns chrono, qui lui même avait travaillé dans l’un des dits restaurants, et qui aurait pris la décision de monter le sien à la fermeture de son premier lieu de travail.

    Bisous, why.

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  3. Moi-même je travaille en tant que vendeuse à Orduralia (pour plus beaucoup de temps, merciii!!) et je ne peux que confirmer les dires de cet article. Orduralia appartient au groupe « Moneypris » 😉 et le management des employés y est répressif: par exemple, les vendeurs ont connaissance de leur planning de travail, très souvent, juste une semaine à l’avance et encore!! (« oui.. ta vie, on s’en bat mais d’une fooorce! dixit les big boss et leurs soldats exécutants ») et dans la plupart des magasins, il n’y a pas de sièges pour s’assoir en caisse, pourtant il m’est arrivé très très souvent de devoir être en caisse de 13h30 à 20h15, debout sans pause (c’est un peu fatiguant quand même) où on doit parfois supplier pour avoir 5 minutes de pause!! Et oui l’avantage des responsables c’est qu’ils prennent des pauses quand ils veulent mais l’inconvénient c’est qu’ils ont la pression d’en haut et du coup ils font les flics à l’égard des vendeurs. Appel aux boycott de l’enseigne!!!

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  4. Énormément de pression inutile pour les responsables des magasins qui la décharge évidemment sur les vendeurs; flicage intempestif des vendeurs considérés comme « voleurs potentiels » . Pression mise aux responsables des magasins, à coup de circulaire, pour fouiller les sacs des vendeurs à la sortie, contrôle surprise par le SS du siège des sacs de tous les employés, à la sortie du magasin et avertissement, entretien et mise à pied si il y a ne serait ce qu’une perte dans le sac (sisi j’en ai été témoin!!)!! Et j’en passe et des meilleures.

    Donc tous ce petit manège légitimé par le fait qu’il y aurait eu dans le passé, des abus commis par quelques employés,et leur solution du coup- tout bonnement CRIMINELLE en vue du bons sens et des lois de la VIE- c’est l’interdiction formelle de manger les pertes en magasins ou de récupérer les pertes ce qui a pour conséquence le GÂCHIS inacceptable d’une quantité de nourriture qui part à la poubelle, et qui ne peut pas être récupéré à la sortie par des glaneurs lambda car les poubelles sont le plus souvent sortis le matin, juste avant que les éboueurs les vident, histoire d’être sûr que cette nourriture soit perdue et broyée à tout jamais dans le camion de poubelle. Non, non il ne faut surtout pas nourrir des êtres humains, gratuitement, ce serait la catastrophe!!!!
    Et les histoires de jurisprudence (ici sur l’obligation de détruire les impropres et cie…), on connaît la chanson : d’un cas particulier négatif, on pond des lois appliquées à l’ensemble qui ne servent qu’à compliquer et scléroser les pratiques sociales et humaines, et abrutir le troupeau (ici les employés à tous les niveaux) qui exécute sans broncher des règles inhumaines et incohérentes ,souvent par la PEUR de perdre son emploi, ou de ne pas monter les échelons!! C’est très moche! (cf. de Etienne de la Boétie « De la servitude volontaire »). D’autres solutions et alternatives existent par les voies de la solidarité, la coopération et la raison du coeur!

    Pour ma part, je ne peux plus supporter d’être complice de cette immense gâchis (protégé par l’arsenal juridique) et surtout vendre ma force, mon temps et mon énergie à une entreprise aussi cupide et hypocrite que celle-ci. Même être au chômage est plus digne! Big up à Giselle pour le témoignage 😉

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  5. Excellent article Erika.
    C’est au mois de mai que j’ai eu un fort « appel » du « manger sain » et donc pour moi « manger bio » et mon sentiment rejoint ton article. En me rendant régulièrement dans les magasins bio j’ai eu l’impression que certaines denrées restaient en rayonnage longtemps… Les fruits et légumes ne m’inspirent pas toujours et leur provenance m’a étonnée (hors de France). Je pensais naïvement que les fruits et légumes provenaient de producteurs locaux … Mais que nenni ! (je me suis donc tournée vers une AMAP où effectivement les produits sont de toute fraicheur). Quant aux produits emballés tels que les céréales, légumineuses, laits de riz… Ils ont bien souvent été rachetés par les mêmes lobbies industriels de la grande distribution … Bref, on ne sait plus à qui faire confiance pour bien se nourrir… Quel monde de mascarades !

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  6. Excellent article! Du coup maintenant je me demande si mon petit magasin bio préféré c’est pareil….

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